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IVe République

FICHE: La IVe République en France

 

1/ Cours F. Le Hech :  1946-1958 : L’éphémère IVe République

2/ Résumé du livre de  Jean-Jacques BECKER : Histoire politique de la France de 1945 à 1958

 

 

 

 

1/ Cours F. Le Hech :  1946-1958 : L’éphémère IVe République

 

            1/ Une reconstruction économique rapide et efficace [ à compléter à l'aide des fiches sur l'histoire économique]

                        a/ Les principales mesures

-Propositions faites dans le programme du CNR de 1944

-Nationalisations

            vague de 1944-46 :     énergie (EDF, GDF, Charbonnages de France)

                                               transports : Air France, RATP, Renault (sanction)

                                                finances : banques (ex: Crédit lyonnais) et assurances.

-Planification :

            Création en 1946 du Commissariat au Plan confié à l’économiste Jean Monnet 

            Nécessité de fixer des buts de production (plans incitatifs quadriennaux)

            Encourager la hausse de productivité

            Définir les axes prioritaires

            1er plan réalisé de 1947 à 1952 : priorité aux équipements et à la production agricole.

-"Economie mixte" : base capitaliste, mais importante intervention de l'Etat

                        b/ D’importants succès 

-Production industrielle de 1938 retrouvée dès 1952 

-Infrastructures construites : hydroélectricité (Alpes, Dordogne), électrification des grandes lignes de train

-Production d’acier a augmenté de 50% en 10 ans

-Nouveaux fleurons industriels : automobile (DS en 1955), aéronautique (Caravelle)

-Appui sur des organismes d’information et de recherche : INSEE, CNRS

                        c/ Absence d'une réelle politique financière 

-Aide américaine du plan Marshall décisive

-Franc faible et inflation élevée

-Stabilisation du Franc seulement par Antoine Pinay (président du conseil, de droite) en 1952.

 

            2/ Des réformes structurelles majeures dans la société (Etat-providence)

                        a/ Volonté de justice sociale 

-Constitution de 1946 : DDHC + droits à l’emploi et à la protection sociale

-Création de la Sécurité Sociale (octobre 1945) :

            issue du programme du CNR

            principe : cotisations des salariés et patrons dans une caisse pour remboursement des maladies, assurance vieillesse… ; principe de solidarité.

                        b/ Monde du travail 

-Liberté syndicale rétablie (CGT très puissante : 5 millions d’adhérents, proche du PCF)

-Création des Comités d’entreprise (entreprises de plus de 100 salariés)

-Statut des fonctionnaires en 1946 (sécurité de l'emploi)

-Création de l’ENA en 1945 (école pour former de hauts fonctionnaires républicains)

-Autres acquis sociaux:

            3ème semaine de congés payés en 1956 

            salaire minimum en 1950 (SMIG, devenu SMIC depuis)

                        c/ Politique nataliste 

-But: soutenir la natalité en France et créer des mesures favorables aux familles

-Création des allocations familiales en 1946

-Lutte contre la mortalité infantile (développement de l'hygiène, vaccination...)

                        d/ Politique du logement insuffisante 

-Pas assez de construction (+ 10% seulement en 12 ans) alors que population augmente rapidement (baby-boom + immigration)

-Développement de véritables bidonvilles avec immigrés (ex : Nanterre)

-Prise en compte de nouvelles données dans les logements : notion d'urbanisme, confort sanitaire élémentaire, début des "grands ensembles" (inspirés par l'architecte Le Corbusier)

 

            3/ La construction européenne [je pense que je développerai cela lors d'un prochain atelier]

-Plusieurs Français parmi les « Pères de l’Europe » : Jean Monnet (économiste) et Robert Schuman (politique démocrate-chrétien: centre droite)

-Idée européenne surtout défendue sous la IVe par les partis de centre gauche (SFIO) et du centre (MRP : démocrates-chrétiens)

-Choix d'une avancée progressive avec partenaires européens : "Politique des  petits pas "

            1951 : CECA (6 pays pour l’acier)

            1954 : projet de la CED (Communauté Européenne de Défense) proposé par la France, mais aussi rejeté par la France à cause de l’hostilité du PCF et du RPF (parti gaulliste)

            1957 : CEE (traité de Rome) et Euratom (coopération sur l’énergie atomique).

 

            4/ Un contexte mondial complexe et qui impose des choix : guerre froide et décolonisation [ à relier aux fiches et cours sur ces thèmes]

                        a/ Quelques décolonisations plutôt "réussies"

-A partir de 1955, Négociations menées par Pierre Mendès-France et Edgar Faure : aboutissement aux indépendances de Tunisie et Maroc (mars 1956)     

-Afrique noire :

            discours de Brazzaville de De Gaulle (1944) pour plus d’autonomie

            Union Française (constitution de 1946)

            loi-cadre Defferre (1956) [indépendance totale sous De Gaulle]

                        b/ L'enlisement dans des guerres coloniales

-La guerre d’Indochine (1946-54):

            Après des discussions avec Ho-Chi-Minh (communiste), envoi d’un corps expéditionnaire en 1946 (début de guerre froide) 

            population française globalement indifférente (loin, pas d’envoi des appelés, souci prioritaire de la reconstruction)

            Guérilla très dure (Ho soutenu par la Chine à partir de 1949)

            Reddition de l’armée encerclée à Dien-Bien-Phu (Nord) en mai 1954 : humiliation militaire

            Négociations accélérées par PMF d’où accords de Genève (juillet 1954) : indépendance, partage provisoire du Vietnam.

            Ensuite, puissance française remplacée par l’influence des EU dans le contexte de la guerre froide (d'où guerre du Vietnam dans les années 1960)

-La guerre d’Algérie (1954-58...1962) : [voir fiches spécifiques]

            Début le 1er novembre 1954 par 70 attentats des fellaghas du FLN (organisés en ALN)

            IVe République refuse l’indépendance et s’enfonce dans la guerre

            Mais guerre non reconnue : on parle de "pacification", "maintien de l’ordre"

            Envoi du contingent (400 000 hommes) + 50 000 professionnels [rôle F. Mitterrand, ministre de l'Intérieur]

            13 mai 1958: insurrection d’Alger contre IVe République car gouvernement Pflimlin veut négocier avec le FLN ; début de l'engrenage qui conduit à la chute de la IVe Rép (retour de De Gaulle)

 

            5/ L’usure rapide du régime politique

Période institutionnelle très courte (12 ans seulement de 1946 à 1958) qui rompt avec l’Etat français et s’inscrit dans la lignée de la IIIème République (régime parlementaire)

Ce régime politique laisse un souvenir négatif dû à son instabilité et à sa mauvaise gestion des problèmes coloniaux.

IVe République surnommée "la mal aimée" : est-ce justifié ?

                        a/ Quelques réflexions d'ensemble

-Le problème spécifique de l'épuration : [voici 2 sites Internet]

            L'exemple de l'épuration dans la Marne :

http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/memoire_resistance/resistance/epuration.htm

            Page wikipedia: Epuration à la Libération en France

-Question de la date de naissance de la IVe République : 5 dates importantes possibles :

            25 août 1944: libération de Paris, installation du GPRF de De Gaulle (reconnu par Roosevelt seulement en octobre) et fin de Vichy

            octobre 1945: rejet, par référendum, du retour à la IIIe République (96 %) et élection d’une Assemblée constituante

            20 janvier 1946: départ de DG du gouvernement (domination des partis d'où démission)

            octobre 1946: acceptation molle par référendum du 2e projet de constitution (9,3 M oui, 8,1 M non, 8,5 M abstentions)

            janvier 1947: mise en place des institutions (assemblée nationale et président de la république) ; V. Auriol, SFIO, élu président de la république au 1er tour par le parlement: 51,2%)

-L'instabilité politique chronique de la IVe République

            Impossible unité politique de la Résistance mais domination par les partis issus de la Résistance (MRP, SFIO, PCF)

            Tripartisme jusqu’au printemps 1947 (gouvernement des 3 partis ensemble), puis renvoi des ministres PCF par Paul Ramadier (causes: soutien du PCF aux grèves et inféodation à Moscou, condition pour bénéficier du Plan Marshall)

            Reconstitution de partis discrédités pendant la guerre : Radicaux, Droite (CNIP en 1949: A. Pinay, P. Reynaud: parcours très variés pendant la guerre)

            2 forces politiques hostiles au régime à partir de 1947, populaires mais marginalisées et : PCF, RPF (gaullistes)

            Montée du Poujadisme: extrême Droite antiparlementaire (à partir de 1953: mouvement UDCA de Pierre Poujade, papetier à Saint-Céré dans le Lot) et nationaliste (rupture Poujade/Le Pen en 1958)

-Désaccords profonds et à géométrie variable entre partis:

            laïcité: hostilité MRP/SFIO

            stabilité financière (inflation ou non, stabilisation seulement réalisée par A. Pinay en 1952)

            Europe: CECA puis CEE (pour : SFIO, MRP, Rad), mais échec de CED (alliance de circonstance entre  PCF et RPF)

            Guerre froide et grèves sociales: PCF isolé

            Décolonisation: pouvoir échappe aux politiques (Indochine: administration, Algérie: armée) ; déchirement de tous les partis politiques sur Algérie (sauf PCF toujours favorable à l'indépendance)

                        b/ Résumé de l'évolution chronologique du régime

-Une naissance difficile 

            Mettre fin au chaos politique :

                        En septembre 1944, installation à Paris du GPRF présidé par le général De Gaulle

                        Volonté de changements profonds : Elections municipales en avril 1945 (1ère participation des femmes au suffrage) ; Octobre 1945 : rejet de la IIIe République par référendum (discréditée)

                        Election d’une assemblée constituante : 3 forces politiques équilibrées dominantes: PCF (communistes), SFIO (socialistes) et MRP (démocrates chrétiens).

                        Conflit entre De Gaulle et les partis politiques : De Gaulle (militaire, de droite) veut un pouvoir exécutif fort, Partis veulent un système parlementariste ; Démission de De Gaulle en Janvier 1946

                        1e Projet de constitution rejeté par les Français en mai 1946.

             La constitution de la IVe République :

                        Nouvelle assemblée constituante élue en juin 1946 : ¾ des députés pour PCF, SFIO, MRP d’où décision de gouverner ensemble : Tripartisme 

                        Rédaction d’un projet de constitution accepté par les Français en octobre 1946 (pas d’enthousiasme, lassitude, forte abstention)

                        Système essentiellement parlementaire: Assemblée Nationale domine le gouvernement par la pratique de l'investiture ; scrutin proportionnel (éparpillement, pas de majorité nette) ; président de la république avec peu de pouvoirs

                        Critique immédiate de De Gaulle (discours de Bayeux de juin 1946) : pour un exécutif fort et indépendant des partis ; contre le "régime des partis" (marchandage pour constituer les gouvernements)

            Dès 1947, double opposition au régime :

                        Création du RPF (Rassemblement du Peuple Français) par le général De Gaulle qui veut réformer le régime

                        PCF : ministres exclus du gouvernement au printemps 1947 car hostiles au Plan Marshall, très proches de l’URSS (début de guerre froide), soutiennent les grèves ouvrières 

-Une forte instabilité gouvernementale  

            21 gouvernements en 12 ans

            Peu d'hommes illustres et charismatiques : seuls 2 se démarquent (A Pinay droite et PMF gauche)

            Nouvelle force hostile à partir de 1953 : UDCA de Poujade avec glissement vers extrême droite (52 députés aux élections de 1956)

            Gouvernement le + durable (1 an 1/2 ) 1956-1958 : Front Républicain : SFIO et Radicaux avec G. Mollet président du conseil, mais régime gangrené par la guerre d’Algérie.

 

Régime politique a renouvelé les erreurs de la IIIe République alors que la situation internationale nécessitait un système politique solide pour faire face aux multiples défis

 

 

 

2/ Résumé du livre de  Jean-Jacques BECKER : Histoire politique de la France de 1945 à 1958

 

  • La France à la Libération

 

1/ Le problème du pouvoir

            a/ Une solution provisoire

-Régime de Vichy désagrégé à l’été 1944 (avancée des Alliés, Pétain en All…)

-Quelles institutions à la place ?      Impossible de rappeler les Chambres d’avant-guerre car discréditées (vote des pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940)                               Impossible d’organiser des élect° (communicat° détruites, 1,5 M de Fra en All : prisonniers, STO)

-2 légitimités :      Résistance extérieure : De Gaulle avec CFLN, puis GPRF (Alger juin 1944), nomme des préfets

                               Résistance intérieure : CNR (mai 1943), puis création de CDL (Comités Départementaux de libération)

-Septembre 1944 : DG fait entrer au GPRF des anc. parlementaires et des membres du CNR (dont le président G. Bidault)

-Peu à peu, les CDL s’étiolent face aux préfets.

                        b/ la question des communistes

-Veulent-ils prendre le pouvoir ? [question historique pas totalement tranchée]

-Selon A. Kriegel, 2 stratégies successives du PC :

                Juin-nov 1944 : stratégie du double pouvoir : multiplicat° des structures (PC, FN, FTPF, CDL…) en vue de faire la Révolut°

                A partir de déc 1944 : stratégie d’intégration : volonté de l’URSS (DG contre influence des EU), retour de M. Thorez, désarmement des milices

 

            2/ Les forces politiques

                        a/ Echec de la Résistance comme force politique

-Echec de fusion entre FN et MLN en janv 1945

-Création de l’UDSR : fusion de plusieurs mouvements (socialistes et gaullistes) mais faible importance

                        b/ Renouveau des partis

-Handicaps : rendus responsables de la défaite, quasiment disparus pendant la guerre (sauf PC, SFIO)

-Création du MRP (nov 1944) : chrétiens-résistants (plutôt de gauche) mais leur électorat est plutôt de droite catholique : ambiguïté

                        c/ Restauration ou renouvellement ?

-Nouveau personnel politique : inéligibilité temporaire des votants des pleins pouvoirs, certains politiques déportés jusqu’en mai 1945 (Herriot, Daladier, Blum, Reynaud)

-Anciens clivages estompés : PC/SFIO, cléricaux/anticléricaux (mais reviennent dès 1945)

                        d/ Elections de 1945

-non à la IIIe Rép à 96%, élect° d’une assemblée constituante ; effondrement des rad et de la Droite (discrédit lié à Vichy); PC 1er parti

-choix : référendum (jamais utilisé depuis le 2nd empire), représentation proportionnelle, suffrage féminin (avril 1944)

 

            3/ L’épuration

-Epuration « spontanée » : exécutions sommaires : environ 10 000

-Justice légale avec procès : Epurat° admin et éco très limitée : responsabilités difficiles à déterminer ; Presse très touchée : tous les journaux publiés sous Vichy interdits ; Peines d’indignité levées rapidement et remises en liberté (volonté de tourner la page)

 

            4/ Problèmes économiques et réformes de structures

-2 thèses éco s’opposent :

                PMF (ministre de l’économie) : politique de rigueur pour réduire l’inflation (bloquer les prix et les salaires)

                R. Pleven (ministre des finances) : « politique de facilité » pour éviter explosion sociale

DG tranche pour la 2e solution ; inflation : 60% en 1947

-Nombreuses réformes à l’initiative de DG ou proposées par le CNR : Comités d’Entreprise (1945), Sécurité sociale (1945), Statut des agriculteurs (1946), Nationalisations et planification (1946)

La France se dote d’une « économie mixte » (rôle important de l’Etat) ; le cadre reste démocratique et libéral mais beaucoup de changements à l’intérieur du cadre.

 

  • Naissance de la IVe République [la question des institut° touche plus les milieux politiques que la pop°]

 

1/ L’établissement de la constitution

-Il a fallu : 1 an, 2 assemblées, 2 référendums

-Proposition de réformes de la IIIe Rép nombreuses et parfois anciennes : A. Tardieu (droite) : inspire en partie DG dans le discours de Bayeux de juin 1946, « Jeunes Turcs » radicaux (PMF, Cot, Zay), Blum et Auriol (socialistes)

-2 désaccords sur la future constitution :      1 ou 2 assemblées législatives ? Election et rôle du président de la Rép ?

-1er projet présenté par SFIO + PC : rejet à 53% (perçu comme trop favorable aux communistes)

-2e projet : compromis MRP/SFIO/PC : accepté par lassitude (pour DG : non)

-Texte et pratique : dissolution de l’assemblée prévue mais très compliquée d’où jamais appliquée ; « double investiture » (président du conseil puis tout le gouvernement) non prévue mais pratiquée jusqu’en 1954 (révision)

 

            2/ mise en place des institutions

-DG reconduit au gouvernement à l’unanimité par l’Assemblée constituante en nov 1945

-Crise rapide entre DG et PC/SFIO : refus d’un « grand ministère » (intérieur, affaires étrangères, défense) aux communistes [compromis : Thorez sera « ministre d’Etat »], refus de réduire de 20% le budget de la défense (proposition de SFIO) ; Démission DG en janvier 1946 mais aucun trouble

-Tripartisme jusqu’en mai 1947 : DG remplacé par Gouin (SFIO) puis Bidault (MRP) ; Ministères répartis par tiers (MRP, SFIO, PC)

-Election des assemblées « normales » fin 1946 ; Election du président de la Rép en janvier 1947 : Auriol (soc.) élu au 1er tour, avec soutien communiste [début du fonctionnement officiel de la IVe Rép]

 

  • Vie politique sous la IVe République

 

Pourquoi aussi courte (11 ans ½ ) ? Scrutin de liste proportionnel : majorités instables ; Gravité des problèmes : éco et soc (ravitaillement, inflation), rapports au monde (guerre froide, fossé avec PC, division sur décolo°), laïcité (aide aux écoles libres)

 

            1/ Rupture du Tripartisme et crise de 1947

                        a/ Montée des difficultés

-Pénurie (pain rationné jusqu’en 1949) et inflation : forte déception des Français

-Aube de guerre froide : France impliquée dans le problème allemand (occupation quadripartite)

-Problème d’Indochine : négociation avec Hô-Chi-Minh puis dérapage (tiraillements sur place entre administrations, bombardement d’Haïphong par les Fra en nov 1946, massacre des Fra d’Hanoï en déc)

-Insurrection de Madagascar (mars 1947) : répression féroce

                        b/ Rupture avec les communistes et naissance du RPF

-mai 47 : PC vote contre le maintien du blocage des salaires par le gouvernement ; ministres communistes révoqués

-retour de ministres communistes impossible à cause du plan Marshall donné par EU

-DG crée le RPF en avril 1947 pour réformer le régime ; forte audience aux municipales de 1947 (maire RPF dans les 13 + grandes villes)

                        c/ Crise de l’automne 1947

-nov-déc 1947 : grèves et manifestations violentes de la CGT (noyautée par le PC), refus du plan Marshall

-conséquences importantes : gouvernement socialiste remplacé par un autre + à droite ; haine entre socialistes et communistes ; scission dans la CGT : création de CGT-FO et de la FEN

 

            2/ La « Troisième force » (1948-1951)

-expression de G. Mollet pour marquer la lutte contre PC et RPF

-consensus fragile entre SFIO, MRP et droite : pas de pbme sur polit étrang mais désaccords profonds sur aspects éco et soc (laïcité)

-amélioration rapide de la situation éco : reconstruction terminée en 1949 (plan Marshall : 5 milliards pour la Fra)

-expérience Dr Queuille (radical, corrézien) président du conseil : 13 mois (1948-49), prudence et fermeté

-élections législatives de 1951 (nouvelle loi pour éviter l’absence de majorité et affaiblir PC et RPF) : système des apparentements (alliance entre plusieurs listes pour obtenir tous les sièges d’un département si majorité absolue) ; 3e force garde la majorité

 

            3/ Désagrégation de la 3e force et retour de la droite

-pbme MRP/SFIO sur laïcité : loi Barangé (MRP) attribue des subvent° à toutes les écoles, y compris privées ; grande instabilité gouv

-mars1952-juin 1954 : gouvernements de droite (A. Pinay, puis J. Laniel) ; sabordage du RPF par DG ; forte action sur les finances (grand emprunt indexé sur l’or, baisse des dépenses de l’Etat, réduction de l’inflation) ; grèves massives en 1953 : entreprises publiques puis agriculteurs ; déchirement sur la CED ; division sur les problèmes coloniaux

-fin 1953 : élection président de la République seulement au 13e tour ! R. Coty (droite modérée)

 

            4/ L’expérience Pierre Mendès-France (1954-55)

-soutenu par la jeunesse et L’Express de JJ Servan-Schreiber

-redonner un rôle au président du conseil ; large majorité à l’investiture : mais PMF refuse de compter les voix du PC (qui a pourtant voté pour lui !) ; gouvernement très composite mais sans SFIO et PC

-Indochine : accords de Genève (92000 morts fra, partage provisoire du Vietnam, accusé par la droite de brader)

-négociations engagées avec Tunisie

-pbmes : enterrement de la CED (PMF ambigü, assemblée vote contre) ; insurrection Algérie : PMF perd le soutien de certains radicaux (pro-Algérie Fra) ; renversé en février 1955 par PC, MRP, droite

 

  • La France malade de l’Algérie

 

1/ Ministère E. Faure et élections de 1956

-J. Soustelle (représentant de la Fra en Algérie) s’engage dans la répression (voulue aussi par FLN pour faire basculer la population) ; octobre 1955 : envoi du début du contingent

-mis en minorité, Faure dissout l’Ass ; 4 forces en présence, sans majorité : PC, Front Rép (PMF), centre droite (Faure), UDCA (Poujadisme peu perçu)

 

            2/ Ministère G. Mollet (février 1956-mai 1957)

                        a/ Réussites

-majorité SFIO + Rad

-polit soc (3e semaine congés payés, vignette auto pour retraites…), polit européenne (Euratom et CEE)

-indépendance Maroc et Tunisie, loi-cadre Defferre (autonomie de l’Afrique noire)

                               b/ Aggravation du problème algérien

-décisions de Mollet : remplacement de Soustelle par Catroux (plus libéral) puis Lacoste (pro-Algérie Fra), se rend sur place : « journée des tomates » ; obtient les « pouvoirs spéciaux » de l’Ass ; propose une polit inapplicable (refus du cessez-le-feu par FLN)

-durcissement de la guerre : envoi de tout le contingent, bataille d’Alger (Massu) avec torture, militarisation du pouvoir en Algérie

-conséquences : Fra condamnée à l’Onu (Algérie + Suez), perte de soutien de gauche du gouvernement (PC) et glissement avec soutien de droite nationaliste (Bidault, Tixier-Vignancourt), finances détériorées (guerre)

 

            3/ Agonie de la IVe République

-division des gouvernements est le reflet de la déliquescence de l’opinion

-crise du 13 mai 1958

-DG investi le 1er juin président du conseil ; obtient le lendemain les pleins pouvoirs pour 6 mois pour réformer la constitution

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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